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Samedi 10 mai 2008
 
Sur le communisme. Il y a loin de la coupe aux lèvres....

de La Louve

Il est quasiment impossible de réfléchir aujourd’hui à ce que doit (ou pour être modeste, à ce que devrait) être un parti communiste, sans réfléchir en même temps à ce que A. Badiou a fort justement dénommé "l’hypothèse communiste".

On sait (enfin j’espère...) que « le communisme » ne peut pas être imposé par un groupe ou une structure de prolétaires sur d’autres, que, s’il n’est pas mouvement global de la classe des prolétaires, accession par la lutte à un "au-delà" du capitalisme, il est nécessairement "autre chose" que le communisme ou le socialisme. Il peut être anticapitaliste, mais ça ne suffit pas à préserver des errements de tentatives historiques bien connues.

Le communisme, c’est bien cela que l’on vise par l’expression de "changement de société".

Ce qui peut être choisi, imposé (d’une classe sur une autre), c’est à la rigueur le socialisme, une forme de transition entre l’Etat capitaliste et l’absence d’Etat qui signera l’avènement d’une société communiste.

Le terme d’ « hypothèse » prend donc ici tout son sens. Car qu’est-ce qu’une hypothèse ? C’est une supposition à partir de laquelle on construit un raisonnement, c’est une possibilité. Cela sous entend qu’il est possible qu’après le capitalisme ce soit le règne du communisme, mais cela sous entend aussi (et même Marx, dans sa sagesse, n’a pas exclu cette possibilité) que cela peut ne pas être. Cela dépendra des conditions de la révolution, et donc, des conditions de la lutte des classes.

Le simple fait d’envisager cela, que le communisme puisse ne pas être, ne pas advenir, permet de penser plus rigoureusement le futur souhaitable, envisageable, et permet d’analyser les moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour que l’on ait une chance d’y parvenir.

Peut être donc qu’un parti, au sens moderne du terme (c’est à dire comme élément stratégique dans une démocratie bourgeoise dans des relations de pouvoir gouvernées par le capitalisme), ne peut pas être communiste à proprement parler.

Il ne peut être que socialiste, car il est encore dans l’Etat.

Il est encore dans la gestion verticale et dans la prise de pouvoir d’une classe sur une autre. Il n’est pas possible qu’il soit dans « l’au-delà » du capitalisme.

Ce qui peut être communiste à la rigueur, c’est un rassemblement de personnes qui oeuvrent pour que le communisme ait le plus de chance possible d’advenir. Ce mouvement ou rassemblement est évidemment et nécessairement, en étroite liaison avec une forme de structure qu’on appelle parti, à laquelle il délègue le soin de gérer la phase transitoire entre l’Etat bourgeois et la société communiste de nos souhaits.

Ce mouvement, c’est celui qui rassemble les gens qui souhaitent qu’un jour advienne une société sans classe, sans Etat, une société d’hommes et de femmes libres, où chacun aura selon ses besoins.

Ce que nous pouvons faire, en tant que communistes, c’est cela, œuvrer, de toutes les manières possibles, et de toutes nos forces, au renversement du capitalisme (renversement qui est à la fois brutal et progressif car une fois que le pouvoir est pris la contre révolution capitaliste s’actionne et tout est fait pour nous tirer à nouveau en arrière), à la préparation de la Révolution, à la mise en place d’un gouvernement socialiste qui sera chargé d’organiser et de permettre, ensuite, la société communiste.

En cela, l’Etat socialiste est en soi extrêmement problématique et sans doute est-ce un des points d’achoppements de notre réflexion actuelle.

Car cet Etat devra être assez fort pour perdurer et se défendre contre l’inévitable réaction capitaliste, pour mettre en œuvre les structures nécessaires à un nouveau développement progressiste de la classe des prolétaires, et en même temps, ne pas devenir un Léviathan qui finira par rendre impossible l’avènement d’une société communiste.

C’est une tâche extrêmement ardue car il faut être à la fois un guerrier et un protecteur et ne pas tourner ses armes contre ses enfants.

Pour cela, il faut peut être que le mouvement communiste soit organisé de manière dualiste.

Une partie de ce mouvement, de ce rassemblement, doit être clairement identifiée comme ayant pour but de gérer la phase transitoire du socialisme. C’est là que les camarades sont les plus fragiles car ils sont encore dans les décombres (et donc, dans les pièges) de la société capitaliste, puisque, à ce moment, l’Etat bourgeois survit et subit les assauts transformateurs que nous voulons lui imposer et qui seront nécessairement violents.

Aussi, le parti politique, au sens moderne, ne peut être identifié que comme « parti socialiste » et il doit être contrôlé fortement par l’ensemble du mouvement communiste, des communistes réunis en assemblée délégante. L’objectif doit être clairement défini et les limites aussi. Les sanctions doivent être les meilleures gardiennes des camarades qui vont accepter cette charge de gestion, en étroite liaison avec l’ensemble des communistes. En d’autres termes, le parti socialiste ne peut être qu’un outil entre les mains du rassemblement des communistes. Un outil qui ne peut avoir qu’une durée de vie limitée et qui doit être gouverné par des règles extrêmement strictes en son sein, contrôlées "de l’extérieur" en quelque sorte

D’une certaine manière, c’est ce qui se passe déjà au sein de tout les partis dits « de gauche » (PCF compris), mais de manière non réfléchie, anarchique et donc, négative (c’est à dire dont on ne peut rien faire « de bon »), par le développement d’un « parti dans le parti », c’est à dire d’une caste de gens qui sont non pas spectateurs (ou acteurs indirects) mais acteurs directs de la relation de pouvoir. Cette « caste » comprend les élus et les dirigeants. C’est une réalité dont il faut tenir compte pour un projet de communisme pour le 21ème siècle.

Il faut en tenir compte et essayer de faire du « positif » de ce « négatif », donc, en effet, constituer officiellement cette caste en parti mais avec des règles et des objectifs nouveaux et théorisés.

C’est là aussi, dans cette dualité mouvement/parti, que l’articulation entre le Fait et l’Idée doit trouver sa place. Car l’être humain est aussi Idées, pensées. Elles déterminent également ses actions, autant que la nécessité et les contingences, les réalités, qui ont permis la naissance de ces idées.

Aussi, « pendant ce temps » pendant que certain-e-s d’entre nous seront "assignés" à la tâche de créer un Etat socialiste moderne de transition, le travail des camarades qui restent en dehors de la gestion d’Etat n’est pas moins grand ni moins important, et il est tout aussi fondamental ; c’est de travailler dans la société de façon permanente, pour aider à la prise de conscience individuelle et collective.

Il ne s’agit pas ici de faire naître de fausses conditions par la propagande, de devenir bêtement idéaliste, de remplacer la foi religieuse par la foi politique, non, il s’agit d’offrir aux gens, au plus grand nombre possible, les outils mentaux susceptibles de faire appréhender correctement la réalité, qui leur permettent de réaliser quelle est leur servitude et de décider ensuite, en conscience, s’ils ne préfèrent pas la liberté (et ses difficultés, mais aussi, ses bonheurs) à leur servitude actuelle et à toutes ses vicissitudes.

Seul l’état de conscience et la pratique de l’analyse peuvent favoriser la réalisation de notre souhait.

Avec cela, il n’est pas sûr que nous y parvenions, mais sans, il est certain que rien de ce que nous souhaiterions n’arrivera. C’est une autre manière de dire que la lutte des classes ne peut déboucher sur la victoire de la classe ouvrière, des travailleurs, que si cette lutte se fait avec les instruments appropriés. Et dans ces instruments, nous rangeons les Idées et l’analyse comme outils.

En d’autres termes, il s’agit aussi de permettre de développer l’espoir (et les conditions matérielles de cet espoir) que l’homme n’est pas « un loup pour l’homme », et de démontrer historiquement que nous pouvons vivre libres. Cela ne repose nullement sur une idée chrétienne que l’homme serait bon par essence. Il n’est ni bon ni mauvais « en soi », mais son attitude vis à vis de ses semblables dépend des conditions dans lesquelles il vit et croît en fonction de ses intérêts immédiats.

On pourrait dire qu’on ne construit pas la même maison selon que l’on vit au Pôle Nord ou au soleil, on ne fait pas la même ouvrage avec un bon ou un mauvais outil.

Ce travail des communistes (de « ré-équipement intellectuel ») se fait par les actions sur les lieux de production, - c’est une grande partie de l’œuvre des syndicalistes, mais peut ne pas être leur apanage -, cela se fait par l’enseignement aussi, l’enseignement de toutes matières, et de toutes sortes. Par la création de médias indépendants du capital, par la propagation de livres qui ne reçoivent pas la publicité requise, par la création artistique, par la musique même, bref, par tout ce qui permet une large diffusion des idées, en tant qu’outils mentaux d’appréhension de la réalité ; ces idées, elles doivent être à même de faire sauter la gangue de peur et de conformisme dans laquelle nos esprits sont enfermés, et qui souvent nous aveugle, y compris (et il ne faut pas le nier car ce serait encore une erreur fatale) y compris chez nous, les communistes « conscients », ou « volontaires ».

La première idée, ou plutôt, le premier désir, à « promouvoir », donc, me semble-t-il, ou plutôt, celui dont il faut être à même de faire revenir le goût, non pas par des utopies, mais par une étude attentive des conditions de vie actuelles, c’est celui de la Liberté. Il faut que nous travaillions à lui redonner son sens véritable (que le capitalisme a dévoyé et parasité en liberté de commerce et d’industrie, liberté d’entreprendre) et, grâce à la force et à la beauté du désir de liberté, parvenir à faire envisager aux hommes leurs conditions de vie actuelles d’un autre point de vue que celui qui ne conçoit l’esclavage qu’infini et sans cesse.

Certes, la prise de conscience est amenée, de façon "primitive", par la relation au travail, par le vécu de l’exploitation, mais, sauf à souhaiter le retour de conditions de travail inhumaines, qui furent celles des serfs ou des ouvriers dans des temps pas si lointains, ou à ouvrir grand la porte aux sentiments misérabilistes ou compassionnels, on ne peut pas compter uniquement sur la tyrannie du capital pour que les prolétaires prennent conscience que, même à leur corps défendant, ils sont des sujets de la lutte des classes et sont des victimes, avérées, ou potentielles, du mode global de production capitaliste.

Il faut donc également trouver des « points d’appui » pour éveiller la conscience de la partie des prolétaires qui peut encore estimer se satisfaire de son sort (ce sentiment qui fait que les cadres, dans une entreprise, ne s’estiment pas dans « le même bateau » que les ouvriers ou le personnel technique par exemple…). Cela peut se faire de différentes manières, mais un de ces points d’appui peut être la prise à bras le corps par les communistes de la question environnementale, en tant qu’un des symptômes majeurs du capitalisme.

Un autre des points d’application tangible de ce désir de liberté peut être désir de se libérer de l’argent et de la possession matérielle des choses superflues. L’envie de trouver ailleurs et autrement que dans la jouissance du confort matériel et la consommation (une fois le nécessaire acquis, nécessaire qui n’est pas non plus nécessairement spartiate) , le plaisir, la joie, la satisfaction personnelle, tout ce qui nous permet de nous tenir debout et nous fait préférer à long terme les conditions du bonheur à celles du malheur.

De ce point de vue, les communistes agissent comme des « révélateurs » aux consciences de leurs semblables. Ils sont ceux qui démontrent que le capitalisme est une des formes les pires d’exploitation de l’homme par l’homme. Ils sont ceux qui permettent de rendre compte de la gravité des conséquences de ce mode de production et autorisent à rêver d’un « vivre-autrement ». De sorte que, enfin « autorisés » à penser le monde et l’histoire autrement que comme une fatalité dont ils ne peuvent rien faire, les hommes se sentent appartenir à la classe des travailleurs et des exploités, et entrevoient la possibilité de changer leur condition de classe.

Une fois cela fait, si le « travail » maïeutique a été bien fait, c’est presque "naturellement" que les hommes ne verront pas d’autre hypothèse juste que le communisme.

Disons qu’un prolétaire qui lutte contre ses intérêts est un travailleur qui n’a pas encore croisé le communiste susceptible de lui éclairer sa lanterne.

Le travailleur qui vote Le Pen ou Sarkozy le fait de bonne foi dans l’erreur, mais en tant que communistes, leurs erreurs sont avant tout les nôtres et on ne peut pas échapper à cette responsabilité. Nous aurons mal ou insuffisamment ou faussement démontré, analysé, expliqué les conditions actuelles.

En conséquence, nos propositions n’auront pu être qu’ erronées.

De même que l’esclavagisme, le féodalisme, n’ont pas été théorisés « ex ante » pour être ensuite « appliqués avec succès », de même pour le capitalisme, ainsi en ira-t-il également du communisme.

Pour être conforme à son essence, celui-ci ne peut, le cas échéant, qu’exister en tant que Liberté matérialisée pour le plus grand nombre. Ce qui ne signifiera d’ailleurs nullement que le communisme sera la fin de l’Histoire ! Il y a des projections qu’un marxiste ne peut raisonnablement faire car nos projections dépendent des circonstances données, passées et présentes et on ne peut inventer celles qui n’existent pas sans sombrer dans un dangereux idéalisme.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas non plus ici de prôner qu’il faut « attendre le grand soir » les bras croisés, dans une posture somme toute messianique !

Non, il faut plutôt agir en conscience de ce que le communisme est une hypothèse dont la réalisation peut être enfin souhaitée par le plus grand nombre, c’est à dire, par une classe enfin en mouvement globalement. Le but du travail des communistes dans la société doit donc être aussi de mettre en mouvement cette classe, notre classe, celle des prolétaires, de tous les travailleurs (actifs et inactifs si on veut), en vue de permettre que la Révolution, qui adviendra nécessairement (car une chose est sûre, c’est que ce mode de production qu’est le capitalisme ne pourra se régénérer à l’infini ni durer perpétuellement, puisqu’il porte en lui, dès sa naissance, les conditions de sa propre mort), soit une Révolution qui conduise, in fine, à une société communiste (étant entendu par là que cette société ne pourra être que globale, mondiale).

Pour employer une image, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais il faut au moins commencer par planter la vigne et apprendre à la cultiver.

Evidemment, de ma part il n’y a là aucune certitude, aucun dogme, juste des éléments de réflexion qu’il appartient à tout le monde de critiquer, de développer, de compléter. Y compris de manière très concrète, dans une réflexion sur ce que pourrait être ce "rassemblement binaire" ou "dualiste" des communistes, si l’hypothèse est juste.

En d’autres termes, il s’agit de trouver le moyen, non pas de soigner, car c’est impossible, mais d’utiliser à bon escient, la schizophrénie que le capitalisme inflige nécessairement aux communistes dans un Etat bourgeois.

La Louve

par JC 25, Che Guevara, Guy Môquet, publié dans : Réflexions communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 10 mai 2008
 
PETITION CITOYENNE : JOUER AVEC NOS VIES, CA SUFFIT ! PAS TOUCHE A NOS RETRAITES

PETITION CITOYENNE POUR RECLAMER UNE GESTION SCRUPULEUSE ET CONFORME DU FONDS DE RESERVE POUR LES RETRAITES

SIGNER LA PETITION ICI

9 mai : PROVISOIREMENT SUSPENDUE
(maintenance)

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que "les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement" . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des "produits de titrisation" (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

Nous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes? 500 personnes? 1000 maximum?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisation syndicales de salariés représentés au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas "analystes financiers" ni "traders à la petite semaine".

Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une "simple ressource financière".

Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.

Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

Premiers signataires :

Saddok Abed, PCF 69

Giovani BRISSET, consultant en informatique

Camille Barré, bibliothécaire, militante LGBT, (PCF 92)

Elodie Tuaillon, juriste, (PCF 75 , CGT)

Jean Jourdan, retraité PTT, (PCF 25 , CGT)

Xavier Marchand, CUAL de Mèze

Pascal Gabay, chanteur des Szgaboonistes

Michel Peyret, retraité , ancien député de Gironde (PCF)

Roberto Ferrario, porte parole de Bellaciao.org

Thomas Ménard, Bellaciao, DS CGT action sociale

Nicolas Maury, enseignant, (PCF 13)

CHERRUAULT Yann, rédacteur en chef DIGITAL HIP-HOP

Jacques Monge, documentariste

Patrice Bardet, militant CGT

Bruno Pochesci, (Sirieix) musicien

Laurent Garlin

François Pellarin, retraité

Charles Van der Elst, producteur, ingénieur du son

Monique Pellarin

Fabrice Selingant, enseignant, syndicaliste, élu local


Reliés par les site internet suivant :

cualdemeze

Le blog de René Blanchemanche

SLOVAR les nouvelles - expressions libres

Paperblog

Nicolas Maury

RADICAL D’AVIOLO’S

le grand soir

Le blog de carcassonne

sarkostique

cozop

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le merle moqueur

lebonheurestilinterdit

domik27

La Louve

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lamauragne

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9 mai : PETITION PROVISOIREMENT SUSPENDUE (maintenance)

par JC 25, Che Guevara, Guy Môquet, publié dans : Revue de presse communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 10 mai 2008
Un tribunal juge que "sarkozyste !" est une insulte...

Un p’tit fait divers qui m’a fait sourire.

"Thionville - Pour le tribunal, « sarkozyste ! » est une insulte

500 euros d’amende pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, 1 euro pour atteinte à la dignité d’un policier, 50 euros pour ivresse sur la voie publique : voilà la condamnation dont a été victime l’un de nos camarades pour avoir appelé la police à venir au secours d’un malheureux suicidaire sur la voie publique. Il a également été condamné à payer les frais d’avocat du policier, soit 400 euros.

En novembre 2006, notre camarade aperçoit un homme connu pour ses tendances suicidaires titubant au milieu de la route. Il s’arrête et appelle le Samu qui le renvoie vers la police, seule habilitée à intervenir en cas de tentative de suicide. Ce qu’il fait aussitôt. À l’arrivée des policiers de la brigade de Thionville, le malheureux se débat légèrement et, très fins psychologues, nos pandores aspergent l’homme avec leur bombe lacrymogène. Cela provoque naturellement l’indignation de notre camarade, d’où un échange un peu vif au cours duquel les policiers sont traités de « sarkozystes ». Notre camarade est alors embarqué pour une garde à vue de 23 heures dont il ressort, non seulement en ayant attrapé la gale dans la cellule du commissariat mais, en plus, avec une inculpation d’outrage à magistrat et ivresse sur la voie publique.

Au tribunal, l’avocate a expliqué qu’il était pour le moins curieux qu’un homme ivre ait la présence d’esprit d’appeler le Samu, puis la police, et surtout qu’aucun test d’alcoolémie n’ait été effectué. Mais l’essentiel des débats a tourné autour de l’invective de « sarkozyste ». Outrageant ou pas, voilà la question, comme aurait dit Hamlet. En condamnant notre camarade, le tribunal de Thionville a finalement estimé que traiter un policier de « sarkozyste » est, décidément, un outrage et même une atteinte à sa dignité. Dont acte !

Etienne HOURDIN"

par JC 25, Che Guevara, Guy Môquet, publié dans : Revue de presse communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 9 mai 2008
L’UMP et Nicolas Sarkozy s’en prennent à la presse

L’UMP et Nicolas Sarkozy mettent en cause les médias. Dernière charge en date, celle du parti majoritaire contre l’AFP. L’UMP a de nouveau accusé mercredi soir l’Agence France-Presse de «censure» pour n’avoir pas diffusé un de ses communiqués. Sous le titre «Deux poids, deux mesures», le parti présidentiel reproche à l’agence de presse de ne pas avoir repris un nouveau communiqué concernant la condamnation (en appel le 10 avril à Rennes) de Ségolène Royal dans un litige avec d’anciennes collaboratrices.

Dans un communiqué signé de ses trois porte-parole, l’UMP «regrette que, sous couvert d’une ligne éditoriale, l’AFP censure un parti politique dont l’action est reconnue dans la Constitution». Le parti affirme que ce nouvel épisode «pose la question de la situation de quasi-monopole de l’AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale et de l’objectivité qui lui est demandée dans ses statuts».

«Putain 4 ans !»

Quelques heures auparavant, c’était le président de la République qui avait mis en cause plusieurs médias, lors d’une réception à huis clos des députés UMP à l’Elysée. Selon plusieurs participants, Nicolas Sarkozy a accusé «le Parisien», «l’Express» et l’AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Ségolène Royal. Il a aussi, selon plusieurs témoignages, reproché au «Journal du Dimanche» de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Il a encore visé «Marianne», dont la dernière Une titrait, sur une photo du président, «Putain 4 ans !».

«Cette attitude n’est pas digne, ni de la fonction que (M. Sarkozy) occupe ni du respect que l’on doit au pluralisme de la presse», a jugé François Hollande, numéro un PS. Le député PS Patrick Bloche a prôné un «renforcement» de la loi pour «garantir» la «liberté éditoriale» des médias.

Critiques au sein de l’UMP

Certains UMP se sont démarqués du dernier communiqué de leur parti contre l’AFP. Pour l’élu parisien Bernard Debré, «c’est une méthode inefficace, inamicale et inutile» : «Si on n’arrive pas à faire passer un communiqué, c’est qu’il n’est pas intéressant.» «Il y a une forme de déchaînement médiatique vis-à-vis de Sarkozy depuis plusieurs mois qui explique la nervosité à l’UMP», juge pour sa part Alain Gest, député UMP de la Somme.

Mercredi soir, l’UMP a réagi à une condamnation par les syndicats de l’AFP de «pressions exercées par le porte-parole Frédéric Lefebvre».

Celui-ci avait lancé la charge le 1er mai en déplorant, par lettre ouverte au PDG de l’Agence, Pierre Louette, le non-traitement d’un de ses communiqués contre Ségolène Royal. Le 2 mai, la Société des Journalistes de l’Agence avait vu dans la diffusion de cette lettre ouverte des «tentatives de pressions politiques».

par JC 25, Che Guevara, Guy Môquet, publié dans : Revue de presse communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 7 mai 2008
climat : le commencement de la fin...

L’équilibre climatique de l’hémisphère nord peut basculer d’ici sept ans.

C’est ce qu’a affirmé Louis Fortier, océanographe et biologiste de l’université Laval (Québec) dans Le Devoir de Montréal le 24 avril dernier. Si nous ne voulons pas sérieusement dérouiller, c’est tout de suite qu’il faut agir ra-di-ca-le-ment.

Élu « Personnalité scientifique de 2005 » par La Presse et Radio-Canada, Louis Fortier est le directeur d’Articnet, le plus important programme de recherche en réseau sur les changements climatiques à travers le Canada. Il n’a donc rien du dangereux activiste mauvais prophète qui tente d’effrayer le commun des mortels avec des fables apocalyptiques.

À notre connaissance, il n’est pas affilié non plus aux éco-warriors hirsutes et il n’est payé par aucune force occulte pour démoraliser les marchés financiers ou pour culpabiliser les possesseurs de 4x4. Tout ça n’empêche pas Louis Fortier, en homme responsable, de tirer la sonnette d’alarme.

Dans un entretien avec Louis-Gilles Francoeur, journaliste au Devoir, Louis Fortier annonce que l’accélération des changements climatiques va au-delà de toutes les prévisions. « Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il. Le GIEC est commandité par les gouvernements. » Traduction : les conclusions du GIEC sont rédigées par des scientifiques et par des politiques. Elles doivent rechercher le consensus. « Cet imprimatur politique fait en sorte qu’on arrache toutes les dents des rapports. On en est rendu au point où on voit des sceptiques se réfugier derrière les conclusions du GIEC de 2004 pour dire que ce ne sera pas si pire, après tout. Présentement, on sent un remords monter parmi les chercheurs parce qu’on n’a pas été assez ferme, qu’on n’a pas assez défendu nos conclusions. On a plié devant le barrage des négationnistes pour mitiger nos conclusions. C’est grave, parce que les politiques vont certainement nous reprocher de ne pas les avoir avertis à temps. On a aussi été influencé par l’opinion publique qui ne veut pas entendre parler de catastrophes, alors que des solutions existent. »

Les scientifiques ne doivent pas être à la botte des politiciens. Qu’ils disent au grand jour ce qu’ils savent. Que les savants cessent d’être complaisants, pour ne pas dire complices, avec les puissants. On attend d’eux courage et audace. Au cœur de l’assourdissant concert de langues de bois et de mensonges, la parole de Louis Fortier doit donc être entendue et amplifiée quand il livre le fruit de ses travaux. Même si on préférerait largement se laisser bercer par des roucoulades optimistes...

L’équilibre climatique actuel dépend du bilan radiatif de l’hémisphère nord, de sa capacité à réfléchir plutôt qu’à absorber les rayons solaires grâce au pouvoir réfléchissant de la calotte polaire. « Ce qui se passe actuellement accélère la mutation du climat au-delà de toutes les prévisions, dit Louis Fortier. Parce que plus la calotte polaire fond rapidement en été, plus l’océan Arctique absorbe la chaleur solaire. Ce qui accélère la fonte de la glace l’année suivante parce qu’elle est moins épaisse d’une année à l’autre. »

Le scientifique poursuit. « On prévoyait, il n’y a pas vingt ans, que la calotte polaire disparaîtrait vers 2070-2080 si les concentrations de gaz carbonique continuaient d’augmenter. Puis, des modèles plus perfectionnés ont prédit que l’océan Arctique serait libre de glace solide en été vers 2030. Et au rythme où on mesure maintenant la diminution du couvert de glaces, cela va se produire vraisemblablement dans sept ans environ, vers 2015, à moins d’épisodes météorologiques imprévus. La calotte polaire de l’océan Arctique a perdu l’été dernier 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires par rapport à 2006. Il y a une trentaine d’années, cette calotte affichait une surface de huit millions de kilomètres carrés, mais elle n’en compte plus aujourd’hui que quatre millions. Et, le plus inquiétant, c’est que la proportion de la glace pluriannuelle, celle qui est forte et qui durait de deux à onze ans, diminue sans cesse parce que son épaisseur diminue. Ce qui la rend plus friable et la fait passer dans la partie vouée à la fonte annuelle. De la glace de dix ans, il en reste très peu au pôle Nord. »

La calotte polaire disparue, le climat de l’hémisphère nord va basculer très rapidement et pour longtemps. Privées d’apports en froid, les températures tempérées que nous connaissons vont vite appartenir au passé. « Il faut donc devancer de trente ans les prédictions du GIEC. Ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland. Cela est d’autant plus compréhensible et inévitable que les modèles prévisionnels utilisés par le GIEC ne tiennent pas compte de la réduction de l’albédo (le pouvoir réfléchissant) de la calotte polaire. Tout comme ces modèles ne tiennent pas compte de la diminution de l’épaisseur des glaces. Un chercheur de l’École navale supérieure d’océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle. Les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes que ce chercheur a décidé de ne pas les publier pour ne pas faire peur au monde », poursuit Louis Fortier dans Le Devoir.

Un autre spécialiste va dans le même sens que Louis Fortier. Il s’agit de James Hansen, le patron du Goddard Institute de la NASA. Une grosse pointure également peut suspecte d’extrémisme écolo. Il affirme que l’humanité a franchi le seuil critique en matière de changements climatiques en 1990, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes aujourd’hui à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année… L’Europe s’est fixée le taux de 450 ppm dans la deuxième phase du protocole de Kyoto. Pour Hansen, ce seuil qui annonce la catastrophe climatique générale et l’irréversibilité des changements est beaucoup trop haut.

La paléontologie nous donne aussi des indications fondamentales sur notre situation. « Si la température moyenne augmentait de 2 à 6°C sur la planète, le climat entrerait dans une phase qui pourrait durer entre 10 000 et 15 000 ans, avant de revenir à ce qu’on connaît aujourd’hui. C’est ce que nous apprennent les traces laissées par le début de l’éocène, il y a cinquante-quatre millions d’années, le seul moment documenté où on a vu basculer le climat aussi rapidement. Et il a fallu alors quelque 20 000 ans pour que se modifie cette tendance », argumente Louis Fortier.

A très brève échéance, on peut s’attendre à d’énormes chambardements écologiques et géopolitiques. Disparition des espèces polaires, redistribution des enjeux économiques et militaires autour d’un nouvel espace maritime bordé par les Etats-Unis, l’Europe et la Russie, migrations tumultueuses des réfugiés climatiques, nouvelles menaces sur la paix mondiale… Louis Fortier n’est pas certain que nous soyons collectivement prêts à faire face à des changements aussi importants et aussi soudains. Nous non plus ! Le chercheur espère que le monde se réveillera vite. Pourquoi se réveillerait-il ? Hypnotisées par un certain confort, les belles déclarations des politiciens aux longues dents blanches, l’illusion de vivre une vie méga fun et sexy..., les masses sont plus préoccupées par le dernier jeu télévisé, par les performances de leur téléphone portable ou par la couleur de leur prochaine grosse voiture que par la survie de la planète.

Quant aux gens les plus revendicatifs, ils feraient bien d’inclure d’urgence des priorités environnementales aux slogans sur la défense du pouvoir d’achat, de la sécurité sociale ou des retraites. Au train où nous allons, dans quel état sera la Terre au bout de quarante ans de cotisations ? Ah la belle retraite qu’on nous prépare ! Nous vivons une époque ubuesque où tous les leaders de droite, de gauche ou même parfois d’extrême gauche font comme si nous avions une éternité sereine et réjouissante devant nous. Quand des centaines de millions de personnes se retrouveront sous le niveau de la mer, on ne rigolera plus du tout.

Ce que les premiers écolos annonçaient dans les années soixante-dix est sous notre nez. Le scénario se déroule hélas comme prévu. Mais c’est tout juste si on lève le pied. Au lieu d’agir promptement, on tente encore de nous leurrer avec des mesures aussi efficaces qu’un pansement sur une jambe de bois. Avec le développement durable, le capitalisme a trouvé de quoi calmer un moment les naïfs. Le développement durable était une excellente idée il y a trente ou quarante ans. Mais maintenant, il est trop tard. Et chaque année qui passe, nous rapproche un peu plus d’une situation inextricable. Si les citoyens du monde ne se réveillent pas tout de suite, nous pourrions vivre dans un cauchemar qui fera des films Mad Max et Soleil vert de charmants contes de fées.

Il n’y a pas de capitalisme à visage humain. Le capitalisme, machine morbide et suicidaire, préfèrera crever en nous entraînant tous plutôt que d’arrêter ses conneries. Il faut casser le cou des politiciens qui osent encore parler de croissance quand seule la décroissance peut sauver l’humanité. Comment continuer à croître dans un monde fini aux ressources épuisées, dans un monde inégalitaire dirigé par des voyous incapables de voir plus loin que leurs gros et petits profits ? Stop. On arrête. On réfléchit. Et on prend les choses en main.

Les utopistes sont aujourd’hui celles et ceux qui pensent qu’il est possible de continuer comme si tout allait bien. Repeindre en vert pâle les vieilles façades délabrées ne suffira pas. En fait, un changement radical de société est à envisager. Nous ne sommes même plus dans le débat idéologique. C’est une évidence, une question de survie. Il faudrait réinventer nos modes de vie, nos loisirs, nos transports, notre habitat, notre consommation, notre façon de penser le travail, la retraite... de manière équitable, fraternelle, solidaire, libertaire.

Nous vivons une époque formidable. Mais, comme je n’ai qu’une confiance relative dans mes contemporains et que l’avenir sent pas mal le soufre, juste un conseil. Si vous aimez les enfants, n’en faîtes pas. Si vous en avez déjà, bougez vous le cul. Sinon, un jour, ils pourraient vous attaquer en justice pour les avoir fait naître sur une planète pourrie.

le 06/05/2008
http://www.lemague.net/dyn/spip.php...




par JC 25, Che Guevara, Guy Môquet, publié dans : Débats communauté : Parti Communiste Français
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