Le PDG de Météo-France, Pierre-Etienne Bish a annoncé aujourd’hui la fermeture à partir de 2011 « d’à peu près 50% » des centres météos départementaux, ainsi que la suppression de 500 emplois.
Au moment où tous les experts s’accordent pour souligner que le dérèglement climatique va s’accentuer, il est évident que la France aura besoin d’un service public de météorologie efficace et moderne. Or, du côté de la direction de Météo-France, le PDG annonce sa volonté de développer ses activités de prévision conseil, notamment aux entreprises de BTP, ou autres sociétés. En clair, ceux qui payent pourront avoir accès aux prévisions météos avant les autres.
Diminution des personnels et développement des missions à caractère marchand, et donc rentable, l’objectif est clair : la privatisation du service public Météo-France.
Il semble que le vent du libéralisme s’apprête à faire des dégâts à Météo-France. En conséquence, le Parti communiste français apporte son soutien à la prochaine journée d’action des personnels de Météo-France.
Parti communiste français
Paris, le 3 juin 2008.
Un an après avoir fait adopter aux forceps la loi LRU, Valérie Pécresse poursuit aujourd’hui son entreprise de démolition avec le démantèlement du CNRS.
La proposition de la Ministre ne correspond à aucune des exigences de la communauté scientifique. A l’opposé du status quo, les scientifiques exige un outil public performant, capable d’intervenir pour contribuer à répondre aux défis considérables de notre temps.
Plutôt que d’engager un dialogue constructif avec la communauté scientifique pour construire une réforme ambitieuse, La Ministre annonce sa volonté de supprimer les sciences humaines et sociales, les sciences du vivants et l’Informatique des domaines de compétence du CNRS. La droite cherche à mettre au pas des exigences du Medef, les sciences humaines et sociales afin d’imposer une idéologie et de combattre toute pensée critique fondamentale du système actuel.
De plus, les sciences du vivant comme l’informatique verront leur développement subordonné aux processus de brevetage et d’asservissement aux logiques financières les plus prédatrices.
Cette nouvelle tentative de coup de force pour asservir la science est inadmissible. Malgré ses récentes déclarations à l’Assemblée nationale, Valérie Pécresse ne défend pas le CNRS, elle organise sa vente à la découpe. Le PCF est pleinement solidaire des actions en cours. Il appelle à la construction d’alternatives progressistes avec l’ensemble des acteurs de la recherche et des forces sociales et politiques attachées à une politique de recherche démocratique, garantissant l’indépendance intellectuelle et la logique du service public.
Parti communiste français
Paris, le 28 mai 2008
de Marie-George Buffet
A l’heure de bilan de cette première année de présidence de la République, les français ont tranché eux-même : Nicolas Sarkozy est le Président de la République le plus sanctionné dès la première année de son mandat. Alors qu’à gauche, le concours de petites phrases est ouverts pour qualifier son bilan, je ne peux m’empêcher d’être extrêmement inquiète pour les quatres années à venir.
Nicolas Sarkozy n’est pas en échec comme on peut le lire ici ou là. Il est nuisible. Au moment où les besoins sont énormes en matière de santé, de retraites ou de droits, il est en train de détruire méthodiquement les retraites, la sécurité sociale, le droit du travail ou encore les libertés.
Dans quelques semaines, Nicolas Sarkozy présidera l’Europe au nom de la France. Il aura alors les mains libres pour installer au niveau européen les mêmes politiques que les français refusent.
A l’instar de son mentor, George Bush, Nicolas Sarkozy a fait des plus grandes fortunes « sa base ». La voix de la France dans le monde est réduite à celle des grandes multinationales quand elle ne s’aligne pas simplement sur la politique étrangère américaine.
Nicolas Sarkozy est en train de défigurer la France, et face à cela, attendre 2012 n’est pas une solution. Et ce n’est pas non plus ce qu’attendent les français. Face aux promesses non tenues et à la multiplication des luttes, il y a, à l’évidence, une vie politique entre les élections. Les communistes sont engagés dans les luttes, et déterminés à proposer des réformes alternatives et ambitieuses. C’est cela qu’attendent les français.
Parti communiste français
Paris, le 23 avril 2008.
Réaction du Parti communiste français suite au discours de Nicolas Sarkozy de Cherbourg
Le Président de la République vient de faire un discours sur la politique de défense dans lequel il affirme avec force que la France «ne baissera pas la garde», réitérant la doctrine de dissuasion et annonçant sa modernisation avec de nouveaux missiles comme le M51, missile nucléaire de 8000 km de portée lancé à partir du nouveau sous-marin «Le Terrible».
Nicolas Sarkozy avance quelques propositions limitées qu’il présente comme une posture de désarmement. Mais dans les faits, non seulement il renforce le nucléaire français, il l’adapte au nouveau contexte international, il ouvre la possibilité d’une capacité de défense anti-missile dont on connaît le rôle déstabilisateur, mais il propose en plus un dialogue européen sur la question du nucléaire.
Le Parti communiste français s’élève contre tout projet d’européanisation de la dissuasion et appelle au contraire à une vraie politique française et européenne de sécurité collective, de résolution politique des conflits et d’un désarmement qui puisse concerner toutes les armes de destruction massive nucléaires, biologiques et chimiques, jusqu’aux armements conventionnels. La France et ses partenaires européens doivent s’engager à une application réelle du Traité de non prolifération en prenant les initiatives nécessaires pour une baisse significative des armements nucléaires de tous les Etats concernés, y compris les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité.
Parti communiste français
Paris, le 21 mars 2008.
Dans son premier conseil des ministres d’après la défaite, Nicolas Sarkozy s’est réfugié derrière la conjoncture économique mondiale comme cause des doutes et des impatiences exprimés par les français dimanche dernier.
Nicolas Sarkozy feint d’ignorer le principal reproche : celui du manquement à la parole donnée. Après 10 mois de pouvoir, les faits sont têtus : la réalité du quotidien de la grande majorité des français, c’est le gel des salaires et des pensions, l’augmentation de prélèvements divers et variés dont les franchises médicales en sont le triste symbole.
Comment ne pas s’étonner que dans les quatre priorités données au nouveau gouvernement par le Président de la République, le pouvoir d’achat et les salaires aient désormais disparu ?
Parti communiste français