17,18 et 19 octobre 2008
Au cinéma Kursaal de Besançon, place Granvelle
Cette année le CCPPO et les “Amis de la maison du Peuple”, parlent encore deMai 68, car ces associations estiment important de compléter le grand débat commencé ce printemps. Les actions du CCPPO, ses grandes idées sur la diffusion populaire de la culture eurent localement une certaine importance. Cela fera d’ailleurs, l’objet d’une exposition en préparation. Ces 11èmes rencontres s’inscrivent dans cette continuité : parler de cette époque charnière pour notre société contemporaine. Le programme est établi ainsi :
VENDREDI 17 OCTOBRE 2008
20 H 45 : Archives MAI 68 du CCPPO Quelques images inédites des groupes Medvedkine de Besançon
21H 00 : MAI 68 ANNEE ZERO de Ruth Zylbermann
C’est sans doute le film le plus politque sur mai 68 de ce printemps 2008. Le travail de recherche fut long, pointilleux, et concentré sur l’action de quelques personnes caractéristiques et différentes, partant du principe que les soixante-huitards maintenant à l’aube de la retraite ont influencé notre monde, avec leurs pensées, leurs rêves, parfois leur détermination farouche et les réformes qu’ils surent impulser. Le travail est, techniquement parfait et montre la portée internationale du mouvement.
SAMEDI 18 OCTOBRE
14 H 30 : LIP, le rêve et l’histoire de Isabelle Brunnarius et Bertrand Gauthier
Beaucoup disent que MAI 68 a commencé à Besançon avec la grande grève de la Rhodia de 1967, à St Nazaire et Toulouse, et s’est terminé en 1973 à Palente, où l’utopie se serait cassé les dents sur les réalités économiques. Un quart de siècle plus tard Michel Dubois, alors responsable du CDN de Besançon, commanda une pièce de théâtre sur ce drame “Les Yeux rouges”. Puis France-trois , pendant qu’il était encore temps, effectua un travail d’analyse et de recherche. Ensuite il y eut les films passionnés de Christian Rouaud et thomas Faverjon. Ces quatre recherches sont très complémentaires. Le film présenté cette année n’es par marqué par le romantisme traditionnel, il se veut lucide et assez complet. L’ équipe de journalistes a essayé de dépassionner le débat en cherchant toutes les clefs de cette affaire. Tout n’est pas encore dit ou écrit.
16 H : Mai 68, esprit es-tu là de phillipe Kahn et Karine Bonjour
Sur la demi-douzaine de films réalisés ce printemps, celui ci est très proche de la pensée des militants de l’époque, loin des tribulations médiatisées de “Dany le Rouge” Nous y retrouvons beaucoup d’images de notre région et plusieurs intervenants bisontins. À travers les témoignages et les images d’anonymes ou d’inconnus, le film dresse le portrait de la société française d’avant les événements et mesure l’impact de la « Révolte de mai » sur la vie de chacun. Dans le titre se trouve inscrite la recherche des auteurs ; ,mai 68 fut déterminant pour notre société, vouloir nié cet héritage est une grave erreur politque.
18 H l’USINE De Alex MAYENFISCH
La Suisse, ses montagnes bien propres, est aussi une terre de labeur, d’immigration et maintenant de chômage. Dure réalité helvète, ces bas qui ont gainé les jambes des élégantes européennes sont maintenant fabriqués bien loin de Lausanne. Les témoignages sont implacables, le patronat Suisse ne tient pas ses engagemens envers son personnel et sa confédération. Habitués à ce type de reportage sur les désolations laissées par un capitalisme toujours sauvage, celui-ci a un ton naturellement particulier, à nous de savoir apprécier les différences dans les analyses, les comportements, les réactions des personnes concernées…certaines femmes osent parler.
SAMEDI 20 OCTOBRE
2I H LES PIEDS NOIRS, histoire d’une blessure De Gilles Perez et Karine Bonjour
Diffusé en trois parties, à partir de témoignages et d’archives, ce documentaire courageux apporte toutes les réponses sur cette douloureuse queston de notre histoire récente. Qui étaient ces “Pieds, noirs”, comment ont-ils traverser la guerre d’Algérie avant de finir échoués au port de Marseille. ? Ce film nécessaire rompt un silence pesant et répond à toutes les questions souvent éluder par ceux qui ont choisi “la valise “ et non pas “le cercueil” , sans remettre en cause la légitimité de la lutte de libération du peuble Algérien. C’est aussi une grande leçon d’humanisme et de tolérance. C’est encore un élément important pour la construction de nos sociétés modernes condammées à etre multi-raciales, multi -culturelles,….
DIMANCHE 19 OCTOBRE
16 h30 LE FOND DE L’AIR EST ROUGE réalisé par Chris Marker
Grand classique du film militant, mais aussi film d’auteur Le fond de l’air est rouge, revient sur l’ensemble des luttes militantes ou révolutionnaires de la fin des années 1960 et du début des années 1970, au moyen d’un film fleuve et d’un art du montage consommé.,. Rappelons que Chris Marker a été le fondateur de Slon, ancêtre d’Iskra, à l’occasion de son film A bientôt j’espère en 1967
, la disjonction entre paroles et images, qui caractérise les reportages télévisés ou les films militants est chez Marker systématisée, grâce à l’usage du commentaire en voix off. Rappelons que cette voix off littéraire et rigoureuse est une marque de fabrique de Marker depuis son film le plus célèbre, La jetée, court-métrage réalisé intégralement, à une exception près, en photos fixes. En outre, contrairement aux images de télévision qui se contentent de cadrer, Marker, quand il tourne ou monte, privilégie toujours le mouvement pour appréhender le mouvement : zooms, visages en gros plan… Pour saisir le souffle militant, les images se caractérisent aussi par du débordement (expliquant les 180 minutes de Le fond de l’air est rouge). C’est ce mouvement qui permet la compilation d’images hétéroclites et d’origines diverses,
21H : Reprise d’un film des rencontres
Ce progamme sera compléter une demi heure avant ces horaires de projection de court métrages réalisés par la cinémathèque des pays de Savoie.
Tarifs : la carte Festival
(donnant aussi accès à l’espace “rencontre”) = 12 euros
une séance = 4 euros (tarif réduit
3€).
Pour tout renseignement complémentaire contacter le CCPPO, 48 rue Anne Franck 25 000 BESANCON
Tél : 03.81.80.46.93
Adresse e-mail :
C’est officiel le célèbre groupe de ska punk Ska-P qui a inspiré de nombreux groupes du même genre se reforme avec album de prévu en Octobre et une date Française aux Zénith de Paris le 19 Décembre. Baskets et T-shirt conseillés. Il va faire très chaud dans la salle.
En 1994, cinq gars issus d’un quartier ouvrier de Madrid (Pulpul, Toni, Julio, Kogote et Pako) décident d’ébranler les
consciences à travers la musique, de mettre une bande-son à tout ce qu’ils voient et à tout ce qu’ils sentent. Pour ce, ils prendront comme référence le ska sans jamais exclure toute autre
expression musicale qui leur permette de libérer leurs émotions. Même si leurs débuts son durs, le groupe autoproclamé anarchiste se bat sur tous les fronts.
Le groupe a mis en ligne une chanson de son futur album dont la sortie est prévue le 7 octobre et qui s’intitulera Lágrimas y Gozos. Il semble que ce titre contienne un jeu de mot. Gozos au pluriel désigne normalement des chants en honneur de la vierge Marie. Gozo au singulier se traduit par "joie". Le titre peut donc à mon sens se traduire ainsi : "Larmes et joies", avec une référence à la réligion et ses scandales, mais je peux me tromper... Le single s’appelle "Crimen Sollicitationis"
La vidéo à demi-censurée (insertion directe sur sites ou forums interdite) déjà !!
La pochette de ce single annonce clairement la couleur : la cible est le Vatican et son fameux document "immunitaire" contre les crimes sexuels . On y voit deux silhouettes, un adulte et un enfant. L’adulte tient la main de l’enfant. Seul le col blanc ressort sur la silhouette noire de l’adulte, indiquant bien qu’il s’agit d’un prêtre.