Communiqués MJCF

Appel unitaire à tous mes camarades communistes - Manifestation le 31.10.2008

de Laloba

Chères et chers camarades,

Le Mouvement de la JC a pris l’initiative,suite à l’annonce des "plans Sarkozy", le 24 octobre dernier, de lancer une proposition de manifestation unitaire devant le Ministère des Finances le 31.10.2008 à partir de 18 h, en vue, notamment, de commencer par rassembler la gauche communiste, socialiste, et anticapitaliste sur le thème "Crise financière : exigeons d’autres solutions".

Chaque organisation approchée/contactée peut venir avec ses couleurs, ses mots d’ordres, ses tracts...

Je dirais même : il le faut. Personne n’a La vérité ici, aucune organisation n’en est détentrice.

L’esprit est, au moins, d’arriver à toutes et tous nous réunir une première fois dans une manifestation politique hors référendum, hors élections, pour faire front, organiser la résistance au sarko-fascisme, dénoncer la gestion de cette crise, et bien d’autres choses encore, tant il est vrai que "tout cela fait système".

LES CAPITALISTES SONT UNIS, MÊME EN DÉSACCORD ! ALORS BON SANG, POURQUOI PAS NOUS?

Les raisons de tout ce marasme, de ce hold up gigantesque, ce casse du siècle qui fait passer Mesrine pour un enfant de chœur, nous les connaissons fort bien.

Trop bien.

Elles sont vieilles comme un certain "Manifeste" que nous avons toutes et tous à cœur, même si parfois nous en avons des lectures différentes.

Les conséquences, dramatiques, amplifiées, multipliées, de cette crise, nous les connaissons également.

Les propositions sérieuses pour agir, faire face, être utiles vraiment aux salariés, à l’économie, pour changer de système, nous les connaissons et nous les partageons presque tous dans le "mouvement communiste", au moins dans les grands lignes (même si il y a presque autant de communisme que de communistes, et que nous sommes parfois des spécialistes de la controverse théorique).

Bien sûr , cette initiative des JC est prise dans un délai très court. On peut aussi lui reprocher sa forme, sa tournure...bon.

Bien sûr, les uns et les autres sont en Congrès, occupés à ceci , à cela.

Mais la légitimité du combat et de l’action, l’engagement de terrain, a toujours été le seul "titre de gloire" valable chez nous, notre force a toujours été puisée directement là.

Aujourd’hui, les masques tombent et vont tomber même pour ceux qui s’y accrochent. L’époque qui s’ouvre s’annonce violente et sans pitié.

Bien sûr, on a toujours des choses à reprocher à une initiative qu’on n’a pas prise : un choix, une formulation, un mot....

Il y a à dire sur le contenu proposé par les JC, on n’est même pas obligés d’être d’accord avec tout sur le fond ! Il faut analyser ,critiquer, proposer. Ça fait partie du combat pour l’unité.

Moi qui saisis pourtant cette proposition au vol, qui décide de l’appuyer, avec mes toutes petites forces, je ne partage pas forcément "tout", mais dans l’esprit, dans "les grandes lignes" oui.

Reconnaissons que les JC n’ont pas présenté les choses de façon dogmatique ni fermée. C’est une proposition d’action unitaire. Rien de moins, mais rien de plus. Voilà.

L’essentiel est ce qu’on en fait en y prenant part.

Alors, fabriquons nos banderoles, nos pancartes, venons avec nos portes voix !

Le 24 octobre, il fallait vraiment agir, je le pense comme eux (je le réclame moi même à mon petit niveau depuis des semaines) - on a sans doute déjà bien trop attendu.

Le couvercle de plomb est en train de se refermer sur nous, salariés, et la facture va être tellement lourde !

La grosse artillerie est sortie, à tous les niveaux...

Sarkozy nous enterre deux fois ,en tant que prolos et en tant que cocos, sans fleurs ni couronnes. On ne peut pas/plus laisser faire.

On ne peut pas négliger non plus dans notre analyse qui est Sarkozy, quelle est sa psychologie, comment il pratique, nous le connaissons par cœur.

Cet homme-là (et ce qu’il incarne) doit être combattu à commencer par psychologiquement et symboliquement - sinon, comme un frelon, il va nous piquer encore, même à moitié occis.

Des raisons de ne pas agir ,de ne pas se saisir de la proposition de la JC, de ne pas participer à ce premier mouvement (à Paris ou pourquoi pas de le monter le même jour à la même heure en province !), franchement, nous en avons toutes et tous.

Mais au fond, face à l’Histoire, face à nos responsabilités, des bonnes raisons de ne rien faire , y’en a t il?

Non, il n’ y en a aucune.

Nous ne sommes pas obligés de nous apprécier personnellement - ni même politiquement d’ailleurs ( !), mais en tant que travailleurs et militants se définissant comme communistes, nous avons, il me semble, l’obligation de travailler tous ensemble dans un tel moment.

Je sais bien que vous n’avez aucun conseil à recevoir de moi (et d’ailleurs, tel n’est pas du tout mon but) ; je pense que de tout cela, vous en êtes toutes et tous convaincues, et c’est pour cela que, bien que n’étant rien ni personne, mais juste une militante communiste et syndicaliste comme vous autres, je prends la liberté de m’adresser à vous toutes et tous, mes camarades, pour vous demander d’apporter tout votre appui (la publicité de votre appui), mais donc surtout, votre participation, à cette initiative des JC. De saisir l’occasion.

Depuis trop longtemps, nous avons abandonné la construction d’un mouvement et nous avons laissé le terrain libre aux plus anticommunistes.

C’était une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Je suis persuadée que, si on reste définis par le marxisme, la révolution et le communisme, ce qui nous divise alors (qui est réel et parfois fondé) doit être moins important au fond que ce que qui nous rassemble.

Nous avons le cas échéant l’obligation d’être unitaire pour deux ou trois ou quatre, surtout face à de telles attaques du capitalisme et de la bourgeoisie. C’est dans l’essence des militants communistes.

Tout cela, ce silence, ce mutisme, ne sont pas raisonnables, c’est même franchement insupportable.

Et cela va se payer très cher à différents niveaux, pour de nombreuses personnes, car c’est, en plus d’une faute, d’un strict point de vue stratégique, une erreur historique.

Alors on peut me dire plus ou moins dédaigneusement : "C’est du gauchisme".

Ma réponse est simple :

ce que les salariés de Renault ,de Peugeot, de Goodyear, de Valéo, de Ford et tant d’autres , prennent dans la figure depuis des mois, sans parler des salariés sans papiers, de ce que vont prendre les 50.000 salariés et les 50.000 retraités du notariat avec la "réforme Darrois" (dont personne ne dit un mot), et de tant d’autres salariés en France bientôt derrière eux, ce que nous vivons, parle, je pense, en faveur de cette demande pressante d’unité et d’action.

Je vous remercie bien de m’avoir lue mes camarades, et j’espère vous voir Vendredi soir devant le Ministère des Finances à Bercy (ou l’équivalent régional) pour dire "STOP" à tout cela, pour faire entendre les centaines de milliers, sinon les millions de voix qui nous espèrent, qui ont besoin de notre soutien, pour envoyer le signal clair aux patrons et aux bourgeois que, non, "pas de bol", les communistes ne sont pas morts et que nous sommes uni-e-s et prêt-e-s à les affronter, comme toujours.

Bien fraternellement à tout le monde Salutations militantes,

Rassemblement "Nos voix contre leur crise" Bercy 18H30 VENDREDI 31 OCTOBRE

de : MJCF

Rassemblement a l’appel du MJCF soutenu par le site Bellaciao.org (Merci camarades !!)

CRISE FINANCIERE : EXIGEONS D’AUTRES SOLUTIONS !

Pour une alternative au plan Sarkozy qui ne fait qu’entretenir le système capitaliste et ses logiques :

Appel à tous les citoyens qui refusent de rester « spectateurs »

Grand Rassemblement "Nos voix contre leur crise" Vendredi 31 octobre à partir de 18h30

Rdv Ministère des Finances à Bercy (métro Bercy ou quai de la Rapée)

Face a leur crise, regroupons nous pour obtenir :

1. Mise en place d’un Pôle public bancaire sous contrôle citoyen

2. Nouveaux droits et pouvoirs des salariés dans l’entreprise et services publics socialisés.

3. Révocation du traité de Lisbonne et mise en chantier d’un nouveau traité européen par et pour les peuples

4. Fin des paradis fiscaux et gels des dividendes : C’est à ceux qui ont provoqué la crise d’en payer les conséquences !


Pierric Annoot, nouveau secrétaire général des jeunes communistes

Lors du Conseil national du Mouvement Jeunes Communistes de France du 28 juin, Pierric Annoot, 25 ans a été élu Secrétaire Général du MJCF.

A 25 ans, le nouveau 1er Secrétaire du MJCF devient le plus jeune dirigeant de l’histoire de l’organisation mais aussi de toutes les organisations de jeunesse, tous bords confondus.

D’ailleurs, Pierric Annoot dénonce « la situation inadmissible que la société française donne aux jeunes dans ce pays »

Pour Pierric Annoot « la France mène une politique anti jeunes qui ne cesse de vouloir les précariser les fragiliser, à l’instar du CPE »

Fils d’ouvrier et petit-fils de mineur, Pierric Annoot est très sensible à l’exploitation, notamment des jeunes, qui est de plus en plus forte de ce pays.

Pour lui, les coupables, ce sont « Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui font tout pour brider la jeunesse de ce pays alors q’il faudrait au contraire lui donner les moyens de s’épanouir et de construire la France de demain ! »

C’est donc tout naturellement que Pierric Annoot veut placer la première partie de son mandat sous le signe de la lutte pour gagner « de nouveaux droits pour les jeunes »

Pour lui, les jeunes communistes doivent prendre le contre-pied de la politique la droite qui « tente de précariser la jeunesse pour précariser l’ensemble de la société alors que nous voulons que les jeunes soient le moteur de la transformation de la société »

http://www.jeunes-communistes.org

Zone de Texte: Rassemblons nous pour nous mobiliser !! Si nous voulons mettre en échec les réformes du gouvernement il nous faut être rassemblés et efficace. Créons des espaces de débats, de réflexion avec lycéens, enseignants, personnels et décidons ensemble des moyens de se mobiliser. Le blocage en est un mais pas le seul ! Avant de bloquer le lycée soyons d’abord le plus nombreux à être mobilisés. Le gouvernement voudra nous diviser ne lui laissons pas cette chance !!Les résultats des élections municipales ont désavoué la prétendue « rupture » de Nicolas Sarkozy. De plus en plus, le peuple français voit le gouvernement pour ce qu'il est: un prolongement de l'UMP, qui mène en toute logique une politique au service des privilégiés de la fortune et du patronat, au détriment des classes populaires et salariées. Après avoir méprisé toutes les luttes de cet automne, notamment celle des étudiants, le gouvernement commence à se trouver en difficulté. En tant  que lycéens, nous devons absolument nous mobiliser pour imposer d'autres choix comme le font de plus en plus de lycées en France depuis plusieurs semaines.

 

Vers une éducation soumise aux volontés de la Bourse ?

Connaissez-vous Xavier Darcos? Non? Les habitants de Périgueux si! C'était leur maire... jusqu'à ce que, le 16 mars, ils ne lui renouvellent pas leur confiance. Pour un ministre, être battu dans sa ville, c'est mauvais signe. La mauvaise nouvelle, c'est que Darcos pourra désormais consacrer tout son temps à la mise en oeuvre du projet de la droite et du patronat pour l'éducation. Ce projet tristement cohérent a trois aspects principaux:

v       Moins de moyens pour l'Éducation nationale: d'où les suppressions de postes décidées nationalement, qui font que classes, options, parfois filières entières disparaissent. pour la droite, le rôle de l'État est de s'effacer devant les intérêts privés des entreprises. Ces dernières auront un pouvoir de plus en plus grand dans notre éducation.

v       Plus de sélection et de plus en plus tôt: le gouvernement prouve ainsi son dévouement à la grande bourgeoisie, dont les enfants devraient être les seuls à pouvoir accéder à un enseignement de qualité permettant la réflexion et l'action sur le monde

v       Toujours pas d'avancée vers un contenu émancipateur de ce qui est enseigné.


RAPPORT POCHARD : NOS LYCÉES SERONT-ILS « VENDUS » DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ?

 

Le rapport Pochard est un « livre vert » de 271 pages de recommandations faites au ministre Darcos, qui a immédiatement déclaré son intention d'en faire appliquer l'essentiel.

 

Que voudrait dire l'application de ces recommandations?

v       Le piège de « l'autonomie » des lycées: ainsi, les lycées seraient plus « autonomes », plus « libres » dans la rédaction de leurs projets éducatifs. Mais l'objectif réel est le même que celui de la LRU, loi sur les universités, qui a accentué la soumission des universités aux intérêts des entreprises En fait, tous les lycées auront l'obligation d'enseigner un « socle commun ». Ce socle commun est né de la loi Fillon, qui en 2005, avait fait manifester des centaines de milliers de lycéens. Il se limite à l'apprentissage du simple lire-écrire-compter-cliquer. Pour le reste, c'est-à-dire la réflexion sur le monde, son fonctionnement, les arts, une véritable éducation physique et sportive, etc., les inégalités entre lycées seront renforcées: chaque lycée devra négocier ses moyens auprès de l'académie en fonction... de sa compétitivité !

Chaque lycéen aura droit au minimum et les fils de riches au nécessaire !

v     Des profs et des personnels plus précaires: la notation des enseignants sera faite uniquement par le chef d'établissement, de même que le recrutement (porte ouverte à toutes les discriminations). Les promotions seront attribuées au mérite et selon les résultats... des élèves ! La bivalence, c'est-à-dire l'enseignement dans deux matières différentes, deviendra progressivement la règle. Mais pas un mot sur les bas salaires ni sur les personnels non titulaires qui subissent déjà la précarité.

 

Le choix que nous avons devant nous est simple: Soit nous nous résignons, acceptant le rapport Pochard et l'application du projet de la droite. Alors, nous évoluerons dans des lycées inégaux, puis, avec un peu de chance, dans des universités dégradées et privatisées, et enfin nous parviendrons peut-être après des efforts démesurés à un emploi sous-payé et précaire.

Soit nous profitons des difficultés politiques du gouvernement pour amplifier les mobilisations autour des suppressions de postes en contestant la politique éducative de Darcos: alors le projet de société néolibéral de la droite au pouvoir pourra être contrecarré.


Cette contribution est basée sur les travaux du congrès du Mouvement jeunes communistes de décembre 2006.

Les jeunes et la transformation sociale.

Dans un contexte de crise planétaire, la droite et le patronat veulent accélérer la fuite en avant capitaliste. Pour cela, ils utilisent les jeunes pour transformer toute la société. Exemples avec le projet de Contrat Première Embauche qui visait à réduire les droits des jeunes à un emploi stable pour à terme précariser l’ensemble du salariat, ou les tentatives de formatage idéologique de toute l’Éducation.

Les jeunes sont parmi les premières victimes du capitalisme. Sans capital propre, ils subissent de plein fouet la loi du marché : taux de chômage deux fois plus élevé que nos aînés, emplois précaires massifs, logements inaccessibles, culture élitiste, études de plus en plus coûteuses. Nos conditions de vie, de travail et d’études sont marquées par une régression sans précédent. Être jeune c’est aussi subir en permanence des discriminations liées à la couleur de peau, à son quartier d’origine ou sa sexualité.

Si rien ne change, nous serons la première génération à vivre plus mal que nos parents. Cette situation sociale alarmante a comme conséquence une absence de perspective d’avenir pour de nombreux jeunes. Ce qui mène parfois au fatalisme, à l’acceptation de la situation voir vouloir jouer le jeu de la réussite individuelle.

Pourtant partout des jeunes résistent. Des manifestations contre Le Pen en 2002 au CPE en 2006, ils ont été des acteurs majeurs de la contestation sociale. C’est souvent une aspiration à l’égalité qui pousse ces jeunes à s’engager. Cette génération qui était décrite comme apolitique a fait la démonstration de son engagement, de sa volonté de participer à la vie politique, pour peser sur les choix de société. La présence des organisations dans les mouvements est apparue comme un atout pour structurer les mobilisations, mais les révoltes de novembre 2005 montrent que beaucoup reste à faire pour changer de société en rassemblant tous les jeunes.

Pour nous, la jeunesse est l’âge de tous les possibles. Souvent, les jeunes inventent, interrogent le monde, le remettent en cause, et portent les conditions du dépassement et de la transformation. Nous voulons en faire les premiers acteurs de la transformation, leur donner les moyens de leur émancipation et de celle de toute la société. Car en luttant pour leur émancipation des contraintes du capitalisme, ils créent dans le même mouvement les conditions du dépassement de celui-ci. Le contradictions sont nombreuses et les jeunes cherchent des repères mais cette génération a prouvé par ses luttes qu’elle pouvait être le déclencheur d’une nouvelle dynamique de transformation de la société.

Les dernières années ont été marquées par un retour de la politique dans l’engagement des jeunes. Rien n’est réglé, mais l’inscription massive sur les listes électorales, l’engagement citoyen après novembre 2005, sont des points d’appuis importants pour les mobilisations futures. Il faut là encore ajouter que « l’échec » de cette mobilisation électorale et la victoire de Nicolas Sarkozy a de nouveau plonger une partie d’entre nous dans le fatalisme et poser la question de l’utilité des actes collectifs. Beaucoup de jeunes se sont investis et pour la première fois et intéressés à une campagne politique. Nombre d’entre eux n’ont pourtant trouvé aucun candidat qui corresponde à leurs aspirations. Cela s’est traduit au final par un vote essentiellement utile (Royal), et aussi pour une part non négligeable radical (Besancenot). Il nous faut enfin prendre en compte cette proportion importante de jeunes actifs qui ne se reconnaît plus dans le discours de gauche et où la méritocratie Sarkozienne a marqué des points puisqu’ils ont majoritairement voté pour l’actuel président.

La question qui est posée aux communistes est donc d’aider cette génération à être enfin un acteur de son propre avenir. Répondre au besoin d’organiser les jeunes est sans une doute une condition sine qua non du succès. Le rôle des organisations ces dernières années a été décisif pour déclencher et aider les mouvements de jeunes. Quand, au contraire, elles ont peiné à se faire entendre, les impasses se sont multipliées. C’est là un des éléments qui caractérisent la mobilisation actuelle contre la loi Pécresse.

Il ne s’agit pourtant pas de plaquer de modes d’organisation, de pratiques politiques anciennes sur une nouvelle génération mais d’être en position d’inventer des façons de faire de la politique qui s’ancrent dans la réalité de ce que sont les jeunes, de mieux articuler envies et motivations individuelles avec les actions collectives. Les rassemblements, manifs, grèves, blocages, cours alternatifs, projections de films, pièces de théâtre, débats, sit-in, tournois de foot, soirées festives, Internet, etc. sont autant de moyens de faire avancer nos idées et de rassembler les jeunes. Pour permettre à un maximum de jeunes de faire de la politique, pour être un outil permettant d’impulser des mouvements victorieux, pour permettre de s’organiser, nous devons d’urgence réinvestir les entreprises, tant en milieu rural qu’urbain, et les quartiers populaires. Ce sont deux lieux dans lesquels les jeunes souffrent le plus. C’est au niveau local (quartier, village…) que se ressentent le plus les conséquences de la mondialisation capitaliste. C’est à cette échelle de proximité que nous voulons rassembler pour mener à la prise de conscience des dominations, des possibilités de transformations, et donc à la lutte. C’est aussi le plus court chemin vers de victoires immédiates qui en appellent d’autres plus globales. L’addition et l’articulation de toutes les luttes et réflexions locales fait la force et l’efficacité d’un Mouvement national.

Nous devons également adapter nos pratiques démocratiques à tous les jeunes qui nous rejoignent et faire grandir notre mouvement pour qu’il soit plus représentatif des jeunes. La démocratie, l’efficacité, c’est créer du commun, c’est faire en sorte que chacun ait sa place dans notre Mouvement, que personne ne reste à l’écart. De tels outils et pratiques doivent nous permettre de mener la bataille idéologique dans la jeunesse. Le matraquage médiatique et politique sur les bienfaits du capitalisme, sur le mérite individuel, la concurrence, doit faire l’objet d’une réponse massive, pied à pied. Il faut briser les chaînes qui enferment des jeunes dans les carcans du fatalisme et de l’individualisme grandissants. De ce point de vue, une nouvelle articulation entre émancipation collective et individuelle semble indispensable.

Le communisme est toujours une idée neuve, mais force est de constater que nous avons du mal à incarner l’avenir. Le PCF et le MJCF doivent donc tourner leurs efforts vers une génération qui demande la parole et cherche des perspectives. La place des jeunes dans nos organisations est décisive. La force du MJCF est de regrouper les jeunes qui s’organisent eux mêmes selon leurs propres modes. Et la force du PCF est de pouvoir mêler les générations, de les faire agir ensemble et de faire converger leurs intérêts. C’est donc bien d’un travail complémentaire dont nous avons besoin. Un travail complémentaire qui doit faire vivre un projet s’ancrant dans le quotidien des jeunes tout en donnant à voir un projet alternatif global. C’est le sens des 4 chantiers lancés par les jeunes communistes pour changer nos vies et la société. Éradiquer les précarités, construire le vivre ensemble, faire du savoir un outil de révolution et changer l’Europe et le monde, sont 4 piliers de ce que peut être une autre société. Ce sont aussi les 4 axes de la résistance à la droite. C’est pourquoi le MJCF lance partout en France des débats et initiatives pour mobiliser, informer, rassembler face aux régressions de la droite. Il s’agit pour nous de tout mettre en œuvre pour que les jeunes se rassemblent et luttent pour un autre avenir. Les contradictions sont nombreuses entre régressions et potentialités, il nous appartient de nous saisir de ces dernières et de créer une nouvelle dynamique de transformation de la société.

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